
Source : Le Journalde l'Ile-de-France
À Pierrelaye-Bessancourt, Naudet poursuit la création de la forêt de Maubuisson, un chantier de 1 340 hectares qui doit s’achever en 2028.
À Pierrelaye-Bessancourt, dans le Val-d’Oise, une nouvelle forêt prend progressivement racine. Depuis 2019, Naudet Forêt accompagne le Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Plaine de Pierrelaye-Bessancourt (SMAPP) dans un vaste chantier de boisement de 1 340 hectares. Un projet présenté comme l’un des plus importants chantiers de boisement réalisés en France ces dernières décennies.
À terme, cette nouvelle forêt de Maubuisson doit transformer d’anciennes terres dégradées en un vaste espace forestier dans l’Ouest parisien. Le chantier doit s’achever en 2028.
1 340 hectares de forêt dans le Val-d’Oise
Le projet représente une surface équivalente à près de 1 914 terrains de football. Située à seulement 16 km de Paris, sur le territoire de sept communes, la future forêt de la Plaine de Pierrelaye-Bessancourt constitue une vaste opération de reconquête écologique.
Le site présente en effet un passé agricole marqué par des années d’épandage d’eaux usées. À partir des années 1990, des études sanitaires ont mis en évidence une forte dégradation des terrains, avec une teneur en éléments traces métalliques (ETM) supérieure aux seuils autorisés pour les cultures destinées à l’alimentation.
Cette pollution aux métaux lourds a empêché les productions maraîchères sur une partie de la plaine. Le SMAPP a alors engagé une importante action de plantation afin notamment d’améliorer la qualité des sols et des eaux de ruissellement.
Près d’un million d’arbres à planter
Dans le cadre de ce projet, l’Office national des forêts (ONF) assure la maîtrise d’œuvre scientifique et technique. Naudet a été retenu pour la fourniture des plants et la réalisation des travaux de boisement.
L’entreprise doit fournir près d’un million de plants sur plusieurs années. Une trentaine d’essences d’arbres ont été sélectionnées sur recommandation de l’ONF, en fonction de leur rusticité et de leur capacité à s’adapter aux conditions climatiques actuelles ou anticipées.
Val d’Oise : nouvelle campagne de plantation dans la Forêt de Maubuisson
Parmi les essences retenues figurent notamment l’alisier torminal, l’aubépine monogyne, le chêne chevelu, le chêne faginé, le chêne pubescent, le chêne sessile, le cornouiller mâle, l’érable plane, le troène commun ou encore le viorne lantane.
Au total, le projet compte 30 essences forestières et 18 essences arbustives. Les plantations sont composées à 90 % de feuillus et privilégient des variétés résistantes aux épisodes de fortes températures et de sécheresse.
Des plantations adaptées à chaque parcelle
Les arbres sont plantés en mélange, une méthode destinée à limiter la propagation des maladies et des insectes ravageurs. La densité varie de 1 000 à 2 500 plants par hectare. La future forêt a été divisée en 85 îlots, chacun bénéficiant d’une combinaison d’essences adaptée aux différentes natures de sol.
Le projet prévoit également la mise en place de haies brise-vent pour améliorer les conditions de croissance des parcelles les plus exposées. Des milieux ouverts doivent aussi être créés afin de favoriser certaines espèces animales et le développement d’une flore spécifique.
Plus de 917 000 arbres déjà plantés
Le chantier de la forêt de Maubuisson avance progressivement. À ce jour, plus de 917 000 arbres ont déjà été plantés.
Pour la campagne de plantation 2025-2026, Naudet a mobilisé deux équipes de douze salariés, renforcées par des équipes en insertion professionnelle. Entre octobre et mars, ces équipes ont mis en terre plus de 225 000 jeunes arbres.
Le suivi technique réalisé depuis le lancement du chantier et les différentes méthodes de protection expérimentées sur le terrain permettent désormais d’atteindre un taux de reprise proche de 90 %.
Un futur poumon vert de l’Ouest parisien
La création de la forêt de Maubuisson doit ainsi permettre de faire évoluer durablement un territoire marqué par la dégradation des sols. Le projet est présenté comme un poumon vert dans l’Ouest parisien, mais aussi comme un réservoir de biodiversité et un puits de captation du carbone.
Le financement du projet est assuré par le SIAAP, majoritaire, l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN) et le Département du Val-d’Oise.
https://mesinfos.fr/95220-pierrelaye/val-d-oise-la-foret-de-maubuisson-prend-racine-338252.html
