
Source : Les Echos
Le promoteur belge Bopro se positionne pour créer un parc d'activités de 6,5 hectares au pied de la future gare de la ligne 17 du Grand Paris Express sur le Triangle de Gonesse (Vale-d'Oise). Il accueillera les start-up et des PME de l'éco construction de la construction durable.
Du mouvement sur le Triangle de Gonesse (Val- d'Oise). Quelques mois après la création de la nouvelle ZAC réduite à 120 hectares, le promoteur belge Bopro débarque pour développer un parc d'activités de 6,5 hectares pour accueillir les start-up et des PME de l'écc construction de la construction durable
Il s'agit du premier investisseur privé à signer une convention avec Grand Paris Aménagement et les collectivités locales pour créer de l'activite économique au pied de la future gare de la ligne 17 du Grand Paris Express.
"Ce n'est pas encore un aboutissement mais une étape importante près de six ans après l'abandon d'Europacity", salue le maire socialiste de Gonesse Jean-Pierre Blazy. Sur cette parcelle enclavée entre les aéroports de Roissy et du Bourget, seuls unegrande cité scolaire internationale et un petit centre de formation de la Semmaris, dans le cadre du développement d'Agoralim au nord de Paris, étaient dans les cartons.
Invitation à l'investissement
Le projet de parc d'activités mixtes présenté dans le cadre du protocole d'accord conclu entre le Bopro et la société publique locale
d'aménagement d'intérêt national (SPLA-IN) chargée de l'aménagement du quartier de gare du Triangle de Gonesse, ne contient pour l'instant que des grandes orientations. Il est notamment prévu d'attirer des start-up et des PME, des unités de production industrielle, des centres de recherche et de formation ou encore d'espaces tertiaires et de services.
"Pour la première fois on affiche un investisseur sérieux, c'est plus qu'un signal positif, c'est une prientation forte et une invitation à d'autres à emboîter le pas", indique Jean-Pierre Blazy, revendiquant le rôle moteur des collectivités pour attirer des entreprises sur ce site. "Le développement innovant n'est pas réservé à 'Ouest parisien", ajoute ce dernier, qui voit d'un bon oeil la diversification de l'activité économique d'un territoire largement dépendant de l'aérien.
Continuité des travaux
Ce n'est pas un hasard si c'est le promoteur belge qui s'est déclaré intéressé par ce site, terre de conflits et de revirements de situations brutaux depuis 20 ans. Bopro connaît bien le dossier, qu était déjà partie prenante d'un ancien projet de développement économique sur le Triangle de Gonesse. En 2017, le projet de quartier d'affaires Triango sur 15 hectares était lauréat du concours < Inventons la Métropole du Grand Paris > et devait voir le jour en 2020. Après son abandon, dans le sillage de la décision d'abandon du président de la République en 2019.
Pour se faire une idée de ce qui pourrait se dessiner sur le Triangle de Gonesse, une délégation des élus du territoire de Roissy s'est rendue au mois de septembre dernier à Anvers visiter le projet de requalification d'une friche pétrolière en parc industriel dédié à l'économie circulaire baptisé Blue Gate, en cours d'aménagement.
Opposants remontés
En revanche. l'arrivée d'un investisseur concret n'a toujours pas convaincu les opposants nistoriques à l'aménagement du Triangle. "Il ne s'agit que d'un remplissage d'hectares étant censé justifier la zone d'aménagement concerté (ZAC) créée sans aucun programme clair, excepté a cité scolaire internationale avec un internat au plus près des nuisances des pistes de Roissy et du Bourget", commente le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG).
Ces dernières années, l'association a fait parler d'elle en multipliant les manifestations et occupations sur place ainsi que les recours juridiques à chaque étape administrative de l'aménagement protestant contre l'artificialisation des terres et l'exposition des élèves au bruit des avions.
