
Source : Les Echos
L'étude « Besoin de main-d'oeuvre » réalisée par France Travail dans le Val-d'Oise met en avant les forts besoins de recrutement dans l'aérien et la défense malgré la baisse du nombre d'intentions d'embauches.
Btp, aérien, industrie, sous-traitance aéronautique... Dans le Val-d'Oise, les intentions d'embauches sont à la baisse - à l'instar de la dynamique régionale en Île-de-France - et se concentrent sur des secteurs économiques bien précis, en pleine croissance. L'étude « besoin de main-d'oeuvre » publiée par France Travail dresse un portrait contrasté de l'état du marché du travail dans le département.
Le nombre d'intentions baisse de 7,3 % par rapport à 2025 avec 29.400 intentions en 2026. Au total, 22,9 % des établissements de Val-d'Oise envisagent de recruter. « C'est le département qui accuse la baisse la moins importante d'intentions d'embauches de la région », analyse Antonio Alves, le directeur territorial de France Travail dans le Val-d'Oise. Alors que la moitié des intentions de recrutement de la région se concentrent entre Paris et les Hauts-de-Seine, la part de marché dans le Val-d'Oise s'élève à 7,6 %.
Des difficultés exacerbées
Parmi les métiers les plus recherchés, on retrouve les agents d'entretien de locaux, la restauration mais aussi les métiers d'aides à domicile et d'auxiliaire de vie. Le Val-d'Oise est aussi le département où les chefs d'entreprise estiment avoir le plus de difficultés à recruter. En effet, 41,9 % des intentions d'embauche sont jugées difficiles, un taux 6 % supérieur à la moyenne régionale. En cause, la concurrence trop forte entre les entreprises, les faibles rémunérations, la pénibilité des tâches et surtout la mauvaise image de certains métiers aux yeux des potentiels candidats.
Les métiers du bâtiment en pâtissent le plus. « Nous faisons de grandes opérations pour modifier l'image de ces métiers qui ont bien changé. Des demandeurs d'emploi ont parfois une représentation éloignée de la réalité », souligne le directeur.
L'aérien et la défense
Fort de ce constat, France Travail ajuste ses orientations et ses actions. Avec les membres du « réseau pour l'emploi », cinq secteurs stratégiques pour former et faire connaître davantage des métiers ont été définis. « Notre rôle est de donner de la visibilité sur l'état actuel des opportunités professionnelles. Nous allons multiplier des actions comme des forums et des événements plus originaux comme des journées'usine ouverte'et des escape games », illustre Antonio Alves.
Les métiers de l'aérien, de l'aéronautique et aéroportuaire sont jugés prioritaires alors que le groupe ADP prévoit de pourvoir 40.000 emplois d'ici 10 ans dans le cadre de son plan de développement des plateformes franciliennes. L'industrie de la défense est également désignée comme prioritaire alors que des géants comme Dassault, Safran et Thales sont bien implantés et font travailler de nombreux prestataires. On retrouve aussi le numérique, le BTP et les métiers du soin.
