Animations : La RSE au programme de l'Apéritif-Contact du CEEVO ce mercredi sur le thème : « RSE 2026 : par où commencer quand on est une PME », animé par Julien Belliard, Fondateur et Dirigeant d'ECO-ECO

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Le CEEVO, l'Agence de Développement et d'Attractivité des territoires du Val-d'Oise, organise chaque mois des conférences à thèmes, baptisées « Apéritifs-Contacts », afin de permettre à des chefs d'entreprises et à des responsables économiques de s'informer sur des sujets qui les préoccupent.

Ces réunions conviviales, qui permettent aussi de développer des relations interentreprises autour d'un buffet léger, se déroulent entre 12h30 et 14h30, dans les locaux du Conseil départemental du Val d'Oise (Bâtiment F, 3ème étage), à Cergy (95).

Le 21 octobre dernier s'est ainsi déroulée, dans le cadre de ces « Apéritifs-Contacts », une conférence sur le thème « RSE 2026 : par où commencer quand on est une PME », animée par Julien Belliard, Fondateur et Dirigeant d'ECO-ECO, agence argenteuillaise spécialisée en RSE.

Julien Belliard a fondé ECO-ECO en 2018, après avoir dirigé pendant 15 ans l'agence événementielle ANOLIS. Depuis 8 ans, il accompagne des entreprises et organisations de tous secteurs dans l'élaboration, la structuration et l'amélioration continue de leurs démarches RSO/RSE, en particulier dans la filière événementielle.

Formé à l'ISO 26000, à l'ISO 20121, à la CSRD et aux normes ESR, il est B-Leader officiel pour le label B Corp et pour la plateforme Ecovadis, référent du label Afnor Engagé RSE et « Fresqueur » officiel animant la Fresque du Climat.

Il a d'abord rappelé que la RSE est l'intégration volontaire, par les entreprises, des enjeux sociaux, environnementaux et économiques dans leurs activités, allant au-delà des simples obligations légales pour contribuer au développement durable. Un historique, de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement de 1972 au Sommet de Johannesburg de 2002, en passant par la Commission Brundtland, le Sommet de Rio et Kyoto, a montré comment cette notion s'est imposée, avec des entreprises devenues des acteurs à part entière.

Les chiffres présentés sont éloquents : 2 employés sur 3 ne savent pas si leur entreprise a mis en place une politique RSE, alors que 64 % souhaiteraient en savoir plus et que 53 % citent la nécessité d'être fiers de leur entreprise. Côté consommateurs, 90 % attendent des marques qu'elles s'engagent, 61 % sont sensibles aux critères du développement durable et 41 % ont cessé d'acheter ou achètent moins de marques qui ne semblent pas agir.

Pourquoi la RSE s'accélère-t-elle ? Sous la pression des clients et donneurs d'ordre (questionnaires RSE, appels d'offres, demandes de preuves), des attentes des collaborateurs (recrutement, fidélisation, recherche de sens), des enjeux de ressources et de climat, et des exigences de marché et de financement. Avec un constat : il n'y a pas de projet universel, les attentes dépendant des secteurs et des clients. L'intervenant a également présenté l'ISO 26000 comme « une » référence et « un » guide RSE, autour de sept thèmes : environnement, droits humains, gouvernance, loyauté des pratiques, clients/consommateurs, relations et conditions de travail, territoire et intérêt local.

Avant de choisir un outil ou un label, il convient de distinguer ce qui est obligatoire (la réglementation, selon la taille, le secteur et les implantations), demandé (les attentes du marché) ou volontaire (ISO 26000, bilan carbone, chartes, évaluations). Première question à se poser : « Qu'est-ce qui concerne réellement mon entreprise ? » (bilan carbone, EcoVadis, CSRD...), c'est-à-dire connaître les cadres et les seuils.

Pour démarrer, 4 étapes simples : 1️⃣ état des lieux, 2️⃣ priorisation (2 à 4 axes cohérents avec l'activité et les moyens), 3️⃣ plan d'action (responsables, actions concrètes, échéances), 4️⃣ suivi et progrès (quelques indicateurs, preuves formalisées, ajustements annuels). Avant de créer de nouvelles actions, il faut reconnaître et structurer l'existant : un diagnostic RSE révèle toujours des démarches déjà réelles mais dispersées.

Parmi les outils clés, à choisir selon les priorités et le niveau de maturité : matérialité, manifeste et plan d'action, bilan carbone et adaptation, chartes et reporting, évaluation ou label (première évaluation EcoVadis). L'essentiel : les bons outils, au bon moment, pas tous en même temps.

Trois erreurs à éviter : tout faire d'un coup, commencer par le label (une évaluation ou une communication ne remplace pas le travail de fond) et rester entre experts (la direction, les salariés et les parties prenantes doivent être associés). Le mot d'ordre : comprendre ses enjeux, choisir ses engagements, démontrer ses progrès.

La manifestation a été l'occasion de rencontres et d'échanges de qualité entre les participants, qui ont enrichi l'intervention par leurs questions et leurs retours d'expérience, dans une ambiance conviviale et chaleureuse, dans l'esprit des Apéritifs-Contacts du CEEVO.

www.eco-eco.fr
www.ceevo95.fr

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