
Source : Les Echos
L'EBI, basée à Cergy dans le Val-d'Oise, poursuit son développement en musclant ses filières de biotechnologie et en créant un campus à Dijon.
Multiplication des projets de recherches, renforcement des liens avec le monde de l'entreprise, ouverture d'un campus... Plus de trente ans après sa création, l'Ecole de biologie industrielle (EBI) basée à Cergy (Val-d'Oise) voit grand. L'école lance de nouvelles formations, s'ouvre à l'apprentissage et s'apprête à ouvrir un site d'enseignement en dehors de l'Ile-de-France, à Dijon (Côte-d'Or).
La formation du bachelor est refondée avec deux nouvelles spécialisations : la formulation et l'analyse sensorielle indispensables à la réalisation de contrôles qualité, ainsi qu'un parcours bioprocédé et bioproduction pour concevoir des biomolécules. L'école de biologie industrielle, fondée en 1992 et qui a la particularité de compter 80 % de femmes parmi ses 800 étudiants, dispose par ailleurs de onze laboratoires sur son site à Cergy.
Ouverture de l'apprentissage
L'école opère également un tournant vers la professionnalisation. Alors qu'elle présente un bilan d'insertion professionnelle de 87 % dont 78 % dans l'industrie, elle veut aller plus loin. Si en 2020, des contrats de professionnalisation avaient été ouverts pour les élèves en cinquième année, l'EBI veut l'ouvrir à davantage de formations.
Ce changement de braquet répond à une hausse de la demande des entreprises. En effet, depuis 2024, les offres d'emploi ont augmenté de 17 % dans la biothérapie, la bioproduction et la cosmétique. Le marché des bio-industries et bio technologie devrait atteindre 1.058 milliards de dollars d'ici 2034, contre 315 en 2025.
Implantation hors d'Ile-de-France
Historiquement liée au développement du campus universitaire de Cergy-Pontoise, l'école prévoit de s'implanter en dehors de l'Île-de-France. Un nouveau campus de 1.300 m2 devrait sortir de terre en 2027 à Dijon, eu plus près d'un bassin industriel dynamique. « On s'est dit que savoir répondre aux besoins industriels c'est aller là où les besoins s'expriment », justifie Clémence Bernard, nouvelle directrice générale de l'EBI. Autour de Dijon se structure un écosystème des biotechnologies et de l'industrie pharmaceutique qui réunit 150 entreprises pour 6.000 emplois.
Le cluster Santenov sera également implanté au côté de l'école, de même que des partenaires académiques. Dans le futur bâtiment universitaire, deux autres écoles partageront les locaux. L'EBI proposera de son côté une formation d'ingénieur, spécialisée dans la biothérapie.






