
Source : Les Echos
La communauté d'agglomération Plaine Vallée et la ville de Saint-Brice-sous-Forêt vont construire la plus grande centrale photovoltaïque du Val-d'Oise sur une friche.
Dans la commune de Saint-Brice-sous-Forêt (Val- d'Oise), un grand parc photovoltaïque va sortir de terre dans les prochaines années. A la manoeuvre, la communauté d'agglomération Plaine Vallée, qui profite de l'occasion pour requalifier une friche de 8,5 hectares, ancienne zone arboricole. Situé en entrée de villes de Groslay et de Saint-Brice, enclavé entre la zone d'activité des Monts de Sarcelles au sud et la igne H au Nord, le champ solaire sera le plus grand du département.
La centrale sera dotée d'une puissance estimée entre 8 et 9 MWc et produira l'équivalent de la consommation domestique de 1.500 à 2.000 ménages par an. Parmi les autres acteurs engagés on retrouve la ville de Saint-Brice-sous- Forêt, le syndicat intercommunal pour le gaz et 'électricité en Île-de- France (Sigeif) et la Semavo SEM d'aménagement du Val-d'Oise) et la banque des territoires.
Montage public
L'originalité de cette opération réside ainsi dans son montage à partir d'une maîtrise publique et parapublique sous l'égide de la SAS "parc solaire Plaine Vallée", qui vient d'être créée pour le projet. "Ce type de partenariat peut-être compliqué quand les partenaires ne se connaissent pas bien mais nous avons la chance d'avoir déià travaillé ensemble". assure Luc Strehaiano, le président (LR) de la communauté d'agglomération Plaine Vallée, comptant 18 communes pour 186.000 habitants.
L'opération représente un coût de 2,6 millions d'euros auquel il faut ajouter 800.000 euros pour 'acquisition du terrain. Côté répartition, la ville et l'agglomération mettent 300.000 euros chacune. Le Sigeif participe à hauteur de 560.000 euros soit 24 %, la Semavo pou 600.000 euros et la banque des territoires pour 580.000 euros. Enfin 500.000 euros sont réservés aux habitants désireux de participer. Les élus tablent sur une rentabilité annuelle de 6 % pour convaincre les particuliers d'investir.
Rares friches
L'aménagement de cette centrale permet de nettre fin au casse-tête d'un terrain occupé llégalement pendant des années, devenu une décharge sauvage. La dépollution du site va ainsi être l'occasion de débarrasser de près de 7.200 tonnes de déchets.
Mais cette requalification de friche ne devrait pas être reproduite de sitôt. "Nous sommes dans une zone assez dense. nous n'avons pas beaucoup de friches", tempère Luc Strehaiano, également maire de Soisy-sous-Montmorency Les élus du territoire essaient en priorité de remplir et d'étendre leurs zones d'activités pour offrir plus d'emplois locaux à des habitants travaillant en écrasante majorité à Paris et er dehors.














