
Source : Le Parisien
Avec une population toujours en croissance selon les derniers chiffres de l'Insee, le Val-d'Oise confirme son dynamisme grâce notamment à Cergy-Pontoise mais aussi désormais au Haut Val-d'Oise et à la zone de Carnelle Pays-de-France.
Avec une population toujours en croissance selon les derniers chiffres de l'Insee, le Val-d'Oise confirme son dynamisme grâce notamment à Cergy-Pontoise mais aussi désormais au Haut Val-d'Oise et à la zone de Carnelle Pays-de-France.
Alors que la baisse de la natalité s’accentue en France, le Val-d’Oise continue d’avancer à contre-courant. Le département confirme en effet son dynamisme démographique, d’après les derniers chiffres que l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) vient de publier.
La population officielle du territoire atteint désormais les 1 281 653 habitants. Entre 2017 et 2023, la population locale a augmenté de 0,7 % annuellement, soit 8 839 habitants de plus tous les douze mois. C’est bien plus que l’augmentation moyenne nationale qui est de 0,4 %.
Et au niveau régional, le Val-d’Oise est aussi plutôt bien situé puisqu’il enregistre la 3e plus forte croissance derrière la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne. Pour rappel, il reste tout de même le département le moins peuplé d’Île-de-France, au coude à coude avec l’Essonne.
Un département qui séduit les familles
Si le Val-d’Oise suit une courbe ascendante c’est essentiellement grâce à une natalité qui se maintient : le solde naturel, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les décès sur la période observée est de + 0,9 %. Autrement dit, le département inspire les parents et séduit les familles.
Et c’est d’autant plus vrai dans le nord du département. Plus précisément dans le Haut Val-d’Oise et la zone de Carnelle Pays-de-France. Ces deux communautés de communes affichent les plus forts taux de croissance annuels moyens avec Cergy-Pontoise.
À Beaumont-sur-Oise (Haut Val-d’Oise) par exemple, la population est passée de 9 576 âmes en 2017 à 10 232 en 2023. Alors qu’avant 2020 elle perdait des habitants. « Les gens veulent de plus en plus s’installer chez nous c’est une bonne chose », se félicite le maire Jean-Michel Aparicio (DVG) qui accueille beaucoup de familles. En témoigne la hausse des effectifs dans les écoles.
« Nous avons la chance d’être des villes-campagne comme j’aime les appeler. La vie est agréable ici, nous sommes dans le vivre ensemble, nous avons beaucoup de verdure, la forêt est à deux pas. Et en même temps, Paris n’est qu’à une demi-heure de train, on peut y travailler ou étudier », précise l’édile.
Dans le même secteur, Bruyères-sur-Oise a une croissance moyenne importante de 2,18 % par an et atteint les 4 921 habitants. « Et je pense que nous approcherons les 5 300 au prochain recensement », prévoit le maire Alain Garbe (SE). Le secteur accueille de plus en plus de familles venues des environs de Paris, « qui cherchent la tranquillité. »
De nouveaux logements à venir
Pour le maire, la commune a tout à gagner avec cette croissance maîtrisée. « Quand on est 4 900 habitants, on n’a pas les mêmes aides financières que lorsque l’on est 5 100 », pointe Alain Garbe. En changeant de strate, et donc en bénéficiant d’une dotation financière plus élevée de la part de l’État, la ville espère pouvoir investir davantage, dans la vidéoprotection par exemple. « Et peut-être aussi qu’en ayant davantage d’habitants, nous pourrons faire venir des médecins. Aujourd’hui, nous n’en avons plus du tout », souffle l’élu en évoquant un projet de cabinet médical.
Outre le nord du département, la croissance du Val-d’Oise continue bien sûr, comme chaque année, d’être dopée par l’agglomération de Cergy-Pontoise. La ville de Cergy en particulier vient de passer la barre des 70 000 habitants. Les nouvelles résidences, voire les nouveaux quartiers sortis de terre ont permis à la seconde commune la plus peuplée du département de s’étoffer encore.
Les Hauts de Cergy ont continué de grandir, les Marjoberts sont sortis de terre. Et la population de la ville, qui a gagné 5 729 âmes en six ans, n’a pas fini de s’élargir. L’aménagement du nouveau quartier de la Plaine des Linandes est en effet loin d’être achevé, tout comme la transformation du Grand centre.






